dimanche 9 mai 2010

The worst crime is faking it.

Qui mieux que la ville de Seattle peut recevoir une exposition d'art contemporain nommée KURT?
L'intitulé est simple et incisif, si puissant qu'il se suffit à lui-même. Mais n'enferme-t-il pas dans sa brièveté sémiologique les artistes présentés ?

Si le commissaire du Musée d'art de Seattle (SAM), Michael Darling a le mérite de présenter un nombre conséquent d'oeuvres, permettant ainsi au public de mesurer l'impact immense de la musique sur les arts plastiques, il semble moins aventureux d'aborder un sujet aussi teinté d'évidence.

kurt seattle

Des artistes majeurs comme Gillian Wearing, Rodney Graham, Elizabeth Peyton, ou Banks Violette ont depuis longtemps imprégné les oeuvres de l'aura mythique des ex Fetal Matter. L'influence du groupe et de son cavalier sombre est immense et incommensurable si bien que celle-ci semble parfois caricaturale ou surfaite.
Même si l'exposition présente un éventail assez large d'artistes aussi bien locaux qu'internationaux, celui-ci ne le sera jamais suffisamment pour couvrir l'ensemble de tous ceux (plus ou moins inspiré d'ailleurs) qui à l'instar de Claude Lévêque ont donné à Kurt Cobain une incarnation esthétique nimbée de délicatesse et d'intelligence.

D'autres tentatives ont précédemment vu le jour, mais il semble néanmoins que Kurt (commençant 13/05) soit celle de la plus grande ampleur d'une part mais surtout celle de la plus grande exigence...
L'hommage semble beau, espérons qu'il ne soit pas feint. Kurt Cobain a plusieurs visages, incitant donc plusieurs interprétations comme l'a parfaitement compris ce cher Douglas Gordon.

douglas gordon cobain

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