samedi 22 octobre 2011

WILT - V

W.I.L.T. : WHAT I LISTEN TO.... DAY #5


Venom - Welcome to Hell (Sanctuary Records)

Mayhem - Deathcrush (Back on Black)

Liturgy / Oval - Split LP (Thrill Jockey)

Skitliv - Bloodletting (Cold Spring Records)

Nachtmystium - Assassins: Black Meddle Part. 1 (Candlelight Records)

mercredi 19 octobre 2011

WILT - IV

W.I.L.T. : WHAT I LISTEN TO.... DAY #4

New Musik - From A to B (GTO Records Ltd.)

The Stranglers - Aural Sculpture (CBS Records)

Mooney Suzuki - Have Mercy (Templar Label Group)

mardi 18 octobre 2011

WILT - III

W.I.L.T. : WHAT I LISTEN TO.... DAY #3

HTRK - Work (work, work) (Ghostly International)

Figurines - When the deer wore blue (Morninside Records)

The Slaves - Grey Angel (Paradigms Records)

lundi 17 octobre 2011

WILT - II

W.I.L.T. : WHAT I LISTEN TO.... DAY #2


Crowsdell - Dreamette (Rough Trade Records)

dimanche 16 octobre 2011

WILT - I

W.I.L.T. : WHAT I LISTEN TO.... DAY #1


Scout Niblett - Just Do It / Dinosaur Egg (Too Pure records)

Elva Snow - S/t (Glitterhouse Records)


Liturgy - Renihilation (20 Buck Spin records)



dimanche 25 septembre 2011

Survie en territoire Zombie : Genest vs. Manson.

Lier ce sujet à la Fashion week ou à Halloween semble être de la même pertinence. Ce qui compte c'est l'observation d'un phénomène (paranormal ?).

L'histoire de Rick Genest a tout du conte de fée, plutôt Andersen que Perrault. Ce jeune canadien décida, sa majorité passée, de faire de son corps l'objet de sa reconnaissance et plus tard son outil de travail. Sa peau toute entière, quasiment donc sur 2 m², est dévolue à la représentation de la décomposition, de la mort, entre un memento mori et un hommage aux films d'horreur, principale source d'inspiration du zombie tatoué. Cette démarche absolue, dont il fit la promotion via internet, aboutit très vite à une notoriété virtuelle, dans un premier temps puis, par le battement d'aile d'un papillon, à la concrétisation de ses espoirs. Il pose pour le magazine Dressed to Kill qui lui permet d'être découvert par le styliste de Lady Gaga, Nicola Formichetti. S'en suit donc une apparition très remarquée dans le clip de Born this way, puis des clichés pour la marque Mugler ainsi que des défilés. Sa carrière est désormais lancée mais c'est le milieu underground qu'affectionne particulièrement cet énergumène. Il n'oublie pas d'où il vient, ni ses premières amours pour le théâtre burlesque. Il officie toujours avec sa troupe Lucifer's Blasphemous.


Cet univers n'est pas sans rappeler celui du dernier clip ultra référencé de Marilyn Manson qui sous l'oeil de Shia LaBeouf (!?!), dévoile son nouveau titre Born Villain.... Manson en Jodorowsky mélomane, entouré de freaks modernes, tantôt perçés, tantôt suspendus, est né de cette façon, méchant.... Ouououh !


Si Rick Genest aka Zombie Boy n'est que le cobaye d'une société ephémère, Manson, en sorcier vaudou, en ferait alors la pertinente satire.




samedi 17 septembre 2011

Golden suicides - Chemical sundown.

Le mythe de l'artiste torturé existe bien encore. Il n'est pas l'apanage de l'ère romantique. Le mythe de l'artiste torturé fait de l'artiste lui-même un mythe. Que son art s'en ressente ou non, certains devenus martyrs sous un geste autolytique laissent une trace sanglante et puissante de leur passage étincelant.


Spiritualized (wears velvet gloves...) (détail), 2002, huile sur toile, 7 panneaux

Avant la disparition prématurée du viking Dash Snow, l'artiste Jeremy Blake, alors en pleine ascension, choisit en 2007 une destinée tout aussi tragique en rejoignant à jamais sa compagne Theresa Duncan.
L'artiste, reconnu comme vidéaste dès la fin des années 1990, a développé un travail autour de l'image d'une intensité réelle dont l'esthétique oscille souvent entre figuration et abstraction. Ses peintures, dessins et autres installations, moins connus, questionnent les fondements de l'art en combinant les différents médias.


pochette de l'album Sea Change de Beck réalisé par Jeremy Blake

Mais ce que l'on retient le plus de Jeremy Blake n'est pas son oeuvre.
Sa vie, croisée à celle de Theresa, créatrice de jeux vidéo, ferait l'objet d'un film. Sous la plume de Bret Easton Ellis au scénario, aidé de Gus Van Sant (pressenti au départ à la réalisation), leur sombre histoire s'étalerait sous la pellicule tranchante de Gaspar Noé. The Golden Suicides, un film pour dévoiler l'étonnante descente aux enfers du couple qui, se croyant persécutés par la scientologie, mis fin à leur jour à une semaine d'intervalle.


Winchester (still), extrait de Winchester trilogy, 2002; DVD avec son; 18 minutes en boucle; courtesy of the artist and Feigen Contemporary, New York

Quant la destinée précipite l'oeuvre dans le mythe, l'art n'est plus rien. Il faut espérer que le film puisse redonner au travail de Jeremy Blake sa richesse qui s'est vue écrasée par l'ombre trop envahissante du drame.
En attendant la sortie de celui-ci, l'exposition de l'artiste à la galerie Kinz+Tillou de New York ouvrant ce 19 septembre, vous fera oublié un temps ce que l'histoire, avec l'aide des médias, a bien voulu retenir de Jeremy Blake.

dimanche 28 août 2011

This musn't be the end.

This must be the place : hasard et concordance.



Entre l'interprétation géniale de Sean Penn, le scénario original et décalé, une relecture de l'histoire inattendue et osée, un hommage appuyé au génie de David Byrne, ce film se déguste pendant 1h57... Quid de la dernière minute, de la dernière scène ? On reste bouche-bée face à cette sortie de route !

vendredi 26 août 2011

In my defens God me defend.

Certains artistes se voient dans l'obligation de trouver un travail disons "alimentaire" pour vivre tout en continuant leur pratique. Mais d'autres, loin d'en avoir besoin, se prêtent volontiers à une commercialisation de leur image...

Dans le cas présent, il y est davantage question d'une fierté culturelle à défendre. Les écossais, sans tomber dans l'indépendantisme, protègent volontiers les valeurs et la richesse de leur nation. Ainsi, même les artistes contemporains se révèlent être des fiertés nationales.
La marque Pringle of Scotland, mythique et classique, est l'instigatrice du projet. Depuis quelques temps elle a su s'entourer d'artistes (Ryan Mc Ginley, David Shrigley) pour concevoir des modèles et créer des événements (comme à la Serpentine Gallery pour leur 195ème anniversaire par exemple). Cette pratique n'est pas nouvelle dans le monde de la mode mais Pringle of Scotland va plus loin, en faisant, des artistes, les égéries de la marque. Leur audace a de quoi ravir...

Douglas Gordon l'année dernière.


Jim Lambie cette année...


Pour la campagne AW 2011, le photographe Walter Pfeiffer, a choisit le cadre de la Glasgow School of Art, rappelant ainsi à Jim Lambie ces jeunes années d'étudiant. Il pose en compagnie de Tilda Swinton autre égérie récurrente et non moins écossaise mondialement reconnue.



Ces artistes contemporains sont bien au chaud, protégés de l'oubli, et définitivement entrés dans l'Histoire (du marketing?)... Avec ou sans Dieu...

mercredi 17 août 2011

Frost in dress.

Alors que Necrobutcher, bassiste de Mayhem (et unique survivant de la formation initiale) se prépare à subir un exorcisme (dans le cadre d'une emission de TV, est-il besoin de le préciser), Kjetil-Vidar Haraldstad aka Frost (batteur de Satyricon ou 1349 entre autres) se dévoile en robe ! Mais où va le black metal ?

Le black metal, bien que sérieusement consumé n'est pas encore totalement déraisonnable et fou. Les cendres sont encore chaudes et crépitent... Elles permettent cependant d'allumer encore bien des feux.
Dans le cas de Frost, c'est sous les ciseaux de Kristian Aadnevk, que sa tête s'est vue apposée au drapé soyeux d'un linceul. Le sacrifice reste entre norvégiens (délicate phrase après les récents événements d'Oslo).



(la photo utilisée par Aadnevk semble être l'un des clichés de Peter Beste... la robe comme dernier maillon d'une chaîne).

Kristian Aadnevk est un styliste norvégien de 33 ans, basé à Londres. D'abord assistant d'Alexander McQueen, il lança sa propre marque en 2004... Pour son défilé automne-hiver 2012, il intitule effrontément sa collection "Black metal". On avait déjà vu l'intérêt porté par la haute couture pour le black metal. Mais ce natif de Bergen (raison évidente de sa connaissance du sujet) a non seulement utilisé le potentiel esthétique du mouvement, il en a aussi récupéré le son, avec l'aide de José Hita. Les mannequins toutes de cuir, de métal et de plumes vêtues, ont tenté de suivre la cadence de Satyricon (on comprend alors ce choix, comme un hommage à la figure décapitée) mais également de Sombres Forets. Les novices "modeux" y voient une touche de goth, d'autres pleurent la récupération de leur cher trésor underground qui se meurt sous les projecteurs...

L'esthétique est séduisante mais la réappropriation, le détournement semble appauvrir le mouvement... Mais si les artistes (artistes contemporains, stylistes...) ne subliment pas le Black metal, est-il assez puissant pour survivre seul ?